Jamais deux sans trois
Après des semaines de périgrinations.
La nouvelle loi sur l'encouragement aux sports est désormais sous toit.
Ci-dessous l'article du Matin ...
Trois heures de gymnastique minimum pour tous à l'école
Image © KEYSTONE
La loi vise à faire bouger les jeunes et réduire l’obésité croissante.
La Confédération pourra imposer un minimum de trois heures de leçons de gym à l’école, et ce dans tout le pays.
le 08 juin 2011, 08h45LeMatin.ch & les agences
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La Confédération pourra imposer un
nombre minimal de leçons d’éducation physique à
l’école. Après le National, le Conseil des Etats a accepté
mercredi tacitement la proposition de la conférence de conciliation
imposant un minimum de trois heures de gym dans tout le pays.
Ce feu vert clos les débats sur la loi sur l’encouragement du
sport, désormais sous toit. La Chambre des cantons a dû finalement
se plier à l’avis soutenu à trois reprises par la Chambre du
peuple. Jusqu’ici, elle avait toujours freiné des quatre
fers, au nom de la souveraineté des cantons.
La loi est trop importante pour risquer de la faire capoter pour
cette question, a souligné Peter Bieri (PDC/ZG). Mais elle ne doit
pas créer un précédent: l’école doit rester de la compétence
des cantons, selon lui.
Dès
cinq ans
La loi vise à faire bouger les jeunes et
réduire l’obésité croissante. Elle prévoit que les enfants
puissent participer dès cinq ans au lieu de dix au programme
«Jeunesse+Sport» (J+S). Le nombre de participants devrait ainsi
passer de 500’000 à 750’000. Cette mesure coûtera 20
millions de francs supplémentaires par an à la Confédération.
Un accent est par ailleurs mis sur la lutte contre les abus
sexuels. L’Office fédéral du sport sera tenu de consulter les
données personnelles du casier judiciaire relatives aux
condamnations ou enquêtes pénales en cours pour examiner la
réputation d’un cadre J+S.
Contre
le dopage
La loi renforce aussi les dispositions pénales contre le dopage.
Les sanctions pourraient aller jusqu’à cinq ans de privation
de liberté dans les cas les plus graves, comme le trafic par métier
ou la remise de substances à des enfants et des
adolescents.
Mais les fédérations sportives
continueront de punir les sportifs recourant aux substances
illicites. Leurs interdictions de concourir durant au moins deux
ans sont plus sévères et efficaces que le code
pénal.